Que fait la police ?

Paris XIIe, 43 rue des Epinettes, le 18 Août 2008, 23 heures

Devant l’entrée du bâtiment, une bonne dizaine de voitures de police, gyrophares tournants, éclairaient d’une lumière bleutée les alentours.
Une Peugeot 309 blanche avec des bandes tricolores sur les ailes, gyrophare allumé posé sur le tableau de bord, arrive au son d’un moteur gonflé. Un aileron est fixé sur le coffre arrière, le conducteur aime la vitesse.

Des agents de police ouvrent le cordon, afin que la voiture puisse passer.
Un homme en descend. Type maghrébin, cheveux bouclés, collier de barbe coupé court, l’homme rabat ses lunettes de soleil.
— « Hey, les copains ! C’est ici que ça se passe ? »,
dit l’homme.
Un agent se présente à lui :
— « Salut Yoyo ! Super pour ta première semaine à Paris ! Il y a eu un règlement de comptes, un jeune s’est fait buté, la haut. Et là, il y a un témoin, une fille que le type à voulu violer. »

Yoyo se retourne et voit une fille en pleur, à l’arrière de l’ambulance des pompiers. Un homme du feu lui frotte le dos pour la réconforter.

Yoyo s’approche.

— « Bonsoir ! Je peux vous parler deux minutes ? »
Répondit la fille, les yeux rouges du fait qu’elle a beaucoup pleuré,
— « Oui ! »
— « Ne la fatigué pas trop ! Elle est encore sous le choc. »
Intervient le pompier.
— « D’accord ! Pas de problème ! On vous le dit que vous êtes géniaux, vous les pompiers ?  »
— « Ben, pas assez ! Je reviens dans deux minutes. »

Le pompier s’éloigne de quelques mètres. Yoyo reporte son attention sur la jeune fille. Il sort son carnet de note et commence à parler :
— « Vous pouvez me dire ce qui s’est passé ? »
— « Je venais acheter une dose, mais mon dealer Bèze, il s’appelle Bèze, a eu une attitude bizarre, il a voulu me violer… »
La fille recommence à pleurer. Yoyo lui frotta le dos comme le pompier, afin de la rassurer.
— « On m’avait dit de se méfier de lui, qu’il avait des idées bizarres, mais ça fait dix fois que je l’ai vu, mais je n’ai pas compris. Il a voulu me pousser sous le porche, mais c’est à ce moment-là que des types en cagoule sont intervenus. On aurait dit des flics ! L’un d’eux l’a violemment frappé. Puis Bèze s’est enfui en chialant et l’homme l’a poursuivi.  Puis, deux de ses complices sont venus me parler. C’est là, avec leurs façon de me parler, que j’ai cru à des flics. Puis, une grosse voiture est arrivée et les hommes sont montés dedans et ils sont partis. Voilà ! »
— « Merci pour votre coopération, je vous souhaite un prompt rétablissement ! »,
conclut Yoyo.
— « Vous êtes sympa comme flic ! Dommage que les autres ne soient pas comme vous ! »
Yoyo rappelle le pompier et se dirige vers l’immeuble.
Arrivé au sixième étage, Yoyo découvre ses collègues de la police vont et viennent dans le couloir, sans prêter attention à une dame âgée en peignoir qui se tient près d’une porte endommagée par des balles. Tout en regardant la porte, Yoyo décide de lui parler :
— « Bonsoir ma petite madame, ça a dû être chaud cette nuit ? »
— « Ne m’en parlez pas, monsieur ! J’ai eu une peur bleue ! »
— « Je suis aussi de la police, pouvez-vous me dire ce qui c’est passé ? »
— « Eh bien ! J’allais au petit coin quand j’ai entendu ce crétin… Désolé, c’était pas un bon garçon, arrogant, méchant, toujours à faire des histoires. »
— « Pas grave ! »
Réponds Yoyo avec un petit sourire.
— « Donc, je me dirigeais vers le petit coin quand j’ai entendu le jeune rentré chez lui en courant, il pleurnichait. Puis, tout à coup, la porte a explosé. Puis j’ai entendu le jeune, qui criait. Puis, un bruit de fracas. Et, un homme a dit quelque chose, un nom ! Je ne m’en rappelle plus. Ma mémoire me joue des tours ! »
— « C’est rien madame, je suis content, très content que rien ne vous soit arrivé. Vous m’avez l’air d’une bonne voisine. »
— « Oh ! Vous êtes gentil ! Je vais essayer de me rappeler. Vous savez que vous êtes le seul à venir me parler, ce soir ? »
Yoyo frotte le bras de la vieille dame pour lui donner du courage.
— « Ah ! ça y est ! Je m’en souviens, l’homme a dit… »
La vieille dame hésite, Yoyo mime la suite avec sa bouche.
— « Hum ! L’homme a dit… Naille, nille… Ah ! Nouille stop ! Mais, je crois que Nouille ne l’a pas écouté. »
— « Nouille ? Ma bonne dame, vous m’avez grandement aidé ! Je crois que l’on tient notre coupable, merci mille fois ! »
Yoyo  prend congé et entre dans l’appartement de la victime.

L’odeur qu’il sent du dehors était désagréable. Mais, là dedans, elle est répugnante.
— « Tiens Youssef ! Enfin arrivé ! C’est pas trop tôt ! Le thé était trop chaud ? Ou le réveil n’a pas sonné la fin de la sieste ? »
Un inspecteur le toise, comme si Yoyo le dérange plus que l’odeur.
— « ça suffit ! Yoyo est un bon flic !  »
Le chef de la police sort de la chambre et se rapproche de Yoyo.
— « Je suis désolé mon gars, c’est que des connards ! C’est bien des flics ! »
— « Ne vous mettez pas dans un état pareil, chef. J’ai discuté avec des personnes avant de venir. »
— « Qu’as-tu appris ? »
Élevant un peu la voix, comme si il va donner un cours, Yoyo dit :
— « Dans la rue, j’ai rencontré une pauvre fille que le défunt à voulu violer. Des hommes, les tueurs, sont intervenus et ont mis en fuite notre futur cadavre. Dans le couloir, la gentille mamie qui habite en face et qui aurait pu être aussi une victime, m’a dit qu’elle a entendu un nom ! Apparemment, le mort n’aurait pas dû l’être. »
— « Magnifique ! Au moins, tu as plus avancé que ces abrutis. C’est quoi le nom du tueur ? »
— « La dame n’était pas sûre ! Elle a cherché un peu… »
Yoyo tarde à dire le nom ; son chef lui mime la suite…
— « La dame m’a dit… que c’était… Nouille ! »
— « Nouille ? Et bien, tu viens de nous faire avancer d’un grand pas, bravo. »
Le chef semble déçu de la réponse.
— « Nouille ! Quel tueur pourrait s’appeler Nouille ? »
— « Je ne sais pas, mais le jeune avait des ennemis. C’est lui qui s’était plaint de harcèlement ? »
— « Oui ! C’est bien lui. Le gosse n’avait aucune chance. Il avait des armes de merde avec lui. Un SPAS 12 qui s’est enrayé et un DESERT EAGLE, dont le percuteur s’est barré quand il a voulu s’en servir ! Aucune chance ! Une balle en pleine tête. »
Le médecin légiste qui vient de finir l’examen du corps, ajoute :
— « J’ai appris d’un copain militaire qu’un combattant abat systématiquement ses cibles d’une balle en pleine tête. ça marque de fabrique !? »
Le chef est plus dépité.
— « Où est-ce que ça va nous mener ? Mon Yoyo, je compte sur toi ! Tu es fiable et ce genre d’histoire, ça te connait. »
— « Mais chef ! une affaire comme celle-là, va me prendre du temps ! »
— « C’est pour ça que l’État te paie ! Allez file ! »
Yoyo se retourne. Les autres collègues le regardent avec dédain, certains pensent qu’il n’a rien à faire là, que c’est un étranger ! Yoyo ne fait pas attention à eux et s’en va, le poids d’une mission non voulu lui pèse sur le dos.

Une fois dans sa 309, Yoyo réfléchit. Il sort son téléphone et compose un numéro.
— « Salut Taz ! Les infos sur le gosse que je t’ai transmises… »


Fin de l’histoire « Que fait la police ? »



Cette histoire est une fiction inspirée de contextes réels.
Elle a été imaginée et rédigée par Raulgarth, avec l’appui de Sergent-Chef Marcel1 pour la correction, la documentation et la réflexion narrative.



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  1. ChatGPT de OpenAI ↩︎

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