— » Et oui, Marc ! Je me trouve à une centaine de mètres du lieu de la prise d’otages. Les forces de l’ordre ont bouclé et évacué le périmètre. Il est impossible d’entrer. D’après des sources policières, dix enfants et un adulte sont pris en otage par un groupe de ravisseurs. »
— » Claire ? Savez-vous comment ça se passe ? A t-on des nouvelles des enfants ? »
Sa voix tremble; derrière elle, un cortège de Berlines avance lentement jusqu’au cordon. Sur les toits, des gyrophares à la lumière bleue tournoient.
La journaliste penche la tête, écoute un retour en régie, puis :
— » Non Marc. Les policiers sont toujours en train d’essayer de prendre contact avec les ravisseurs. Ah ! Je vois le président de la république qui rejoint le poste de commandement. »
*****
La rue du Roi-Doré dans le Marais est totalement fermée par des bandes blanc et rouge fixé aux réverbères. Des policiers en armes interdisent le franchissement. Des véhicules de police barrent la rue, sur les points d’entrée. Les lumières des gyrophares se reflètent sur les façades d’immeubles dans le style XVII-XVIIIe Siècle.
Les agents mobilisés se déplacent rapidement, certains transportent des caisses de matériel. Les unités d’élite, comme BRI déjà en place, se positionnent prêt à l’assaut.
*****
Dans un café, situé en face d’un hôtel particulier, un état-major est installé, pour gérer la crise. La salle sent le café refroidi. Des cartes, des plans d’étage et des ordinateurs portables couvrent les tables.
Des gardes du corps ouvrent la porte au président de la république; un souffle d’air froid entre dans la pièce avec lui.
— » Monsieur le président. »
Le commandant salue le chef des armées, imité par les opérateurs alignés derrière leurs écrans. Le président, le visage fermé, s’approche du centre opérationnel. Ses yeux glissent d’un écran à l’autre, puis il demande ce que l’on sait :
— » Bonsoir messieurs, dames ! Que sait-on de la situation. »
— » Un groupe d’individus ont pris en otage, une classe d’enfants défavorisés qui était en visite du quartier, afin de voir les décorations de Noël. “
— » Que veulent-ils ? «
— » Le contact fut bref. Ils déclarent se venger de l’État pour différentes affaires. »
— » On sait lesquelles ? «
— » Celui qui doit être le chef, il s’est présenté comme candidat à l’armée, la police et les pompiers. Il a été refusé, à chaque fois, pour désordre comportemental. Et, il y a trois ans, il a trouvé une idée de rénover un ancien bâtiment industriel, pour en faire un centre d’aide aux démunis, sauf que le projet a capoté. La cause est un consortium de différents services étatiques qui ont rasé la zone et ils ont construit une zone commerciale. «
— » Et maintenant, ils nous en veulent. «
Conclut le président.
— » Oui, monsieur. Ils ont placé des charges explosives aux entrées. Une attaque frontale serait une catastrophe pour nous et les otages. «
Le préfet de Paris entre, il est suivi par le ministre de l’intérieur et du chef de la BRI.
— » Monsieur le président… «
Dit le préfet en joignant ses mains.
— » Avec le chef de la BRI, nous sommes d’accord pour lancer une attaque rapidement, avec un fort taux de réussite. «
Le président regarde, avec dédain, le mielleux fonctionnaire.
— » D’après le chef du GIGN, c’est un très gros risque ! Une attaque frontale serait un échec. Je refuse que l’opinion publique se retourne contre moi. J’ai l’homme de la situation ! «
— » Lui !? Le démon ?… »
Le président l’interrompt, et fait un signe de la tête pour acquiescer. Il s’éloigne, il prend son téléphone.
— » Vous êtes où ? Une heure ? D’accord, allez-y ! «
Puis, il revient.
— » Faites patienter les preneurs d’otages pendant une heure. «
D’un air bête, le ministre de l’intérieur dit :
“Mais c’est qui ce démon ? “
*****
Dans le bâtiment encerclé, les individus tournent en rond, nerveux, leurs pas résonnent sur le vieux parquet. Ils transmettent malgré eux leur stress aux enfants.
— » Calmez vous les enfants ! «
Dit l’accompagnateur.
— » La ferme ! «
Hurle un des malfrats.
Les enfants se taisent, les larmes coulent sur leurs visages.
La pièce où ils sont regroupés possède une grande cheminée ancienne, dont les briques noircies gardent l’odeur d’un feu éteint depuis longtemps.
Les enfants tremblent, serrés les uns contre les autres, leurs manteaux d’hiver encore sur le dos.
Le plus jeune des enfants a une pensée.
— » Dis Nicolas, tu crois que le père Noël va venir nous sauver ? «
— » Arrête de dire des bêtises, le père Noël n’existe pas. «
— » Laisse le croire à ça, Nicolas ! «
— » Oh ! Tais toi Ibrahim… «
— » Calmez vous les enfants ! Par pitié ! Calmez vous ! «
Dit l’accompagnateur, dont la peur se lit sur son visage. Les enfants se calment un peu.
*****
Soudain, un bruit sec retentit dans la cheminée : un caillou qui dévale, puis un autre. La poussière tombe en pluie fine. Les enfants lèvent la tête, fascinés, les yeux grands ouverts.
Un grondement étouffé monte du conduit.
Puis, comme par magie, entouré de fumée noire, un homme vêtu de noir surgit de la cheminée.
Il atterrit au sol dans un nuage de poussière. Une toile d’araignée s’accroche à son visage comme une barbe improvisée. Son harnais, relié à une corde qui disparaît dans l’obscurité du conduit, oscille encore légèrement.
Dans la main gauche, une lampe dirigée vers une cible éventuelle, le pousse sur le bouton. Dans la main droite, un pistolet équipé d’un silencieux.
Le premier malfrat reçoit une balle en pleine tête.
L’homme se déplace.
Il vise un deuxième malfrat, et tire. L’individu tombe net.
L’homme barbu, continue d’avancer, cible un troisième individu et celui-ci s’effondre.
Le dernier malfrat pris de panique reste immobile. L’homme le vise et tire. Une balle frappe en pleine tête.
Le silence retombe, brutal. On n’entend plus que les respirations courtes des enfants.
Le barbu se sépare de son harnais où la corde est toujours fixée.
L’homme s’approche de la porte piégée ; une charge artisanale y est fixée, câbles entremêlés et boîtier bancal.
Il sort une pince de son paquetage, coupe deux fils successifs, puis désamorce la bombe d’un geste sûr.
Il ouvre la porte et se retourne vers les enfants et l’accompagnateur. Il leur fait un signe de tête pour signaler qu’il est temps de sortir.
L’accompagnateur s’élance le premier vers l’extérieur, trébuchant presque de soulagement.
Les enfants, eux, passent un à un devant l’homme, certains lui effleurant la main, d’autres retenant un sanglot.
Le plus jeune se jette alors contre lui, agrippe sa jambe et crie :
— » Merci père Noël ! «
*****
— » Marc, il se passe quelque chose ! La porte d’entrée s’est ouverte ! Les enfants sortent ! Oh ! C’est un miracle ! Je vais m’approcher d’eux ! «
La journaliste franchi la barrière et interpelle le plus jeune des enfants :
— » Mais, que s’est il passé, mon petit ? «
— » Madame, c’est le père Noël ! Il est venu nous sauver ! Il existe ! «

Petite histoire issue du monde de NightWish ! Bonnes fêtes à tous !
Cette histoire est une fiction inspirée de contextes réels.
Elle a été imaginée et rédigée par Raulgarth, avec l’appui de Sergent-Chef Marcel1 pour la correction, la documentation et la réflexion narrative.
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- ChatGPT de OpenAI ↩︎

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